Le Parfum, de Patrick skind

Le Parfum, de Patrick Süskind
Présentation de l'éditeur :

Le b
âtard qui voit le jour dans le quartier le plus nauséabond de Paris s'appellera Grenouille, étrange nom guttural dont Gaillard (sa nourrice) et Grimal (le tanneur qui l'emploie à des tâches répugnantes) se font les échos, comme si la marginalité appelait forcément la marginalité.
C'
est donc dans la fange parisienne du XVIIIe que Grenouille, né sans parents ni amour, sans racines ni odeur, mène une vie de nomadisme olfactif, volant les odeurs, les imaginant, les recréant pour les infuser au monde entier. Sans distinction hiérarchique, il se pénètre de la moindre senteur, tout d'abord frénétiquement, puis avec méthode, pour finalement se livrer à un projet démiurgique et vampirique.
Dans ce voyage jusqu'aux confins de l'imagination à la fois poétique et morbide, Süskind nous entraîne sans repos à la suite de son héros monstrueux, véritable buvard des essences dont l'ultime expérience ret presque un caractère généreux et mystique.


Quatrième de couverture :

"
A vue de nez, un chef-d'oeuvre. " (Bernard Pivot)
"
Dans la France du XVIIIe siècle, un nabot nom Grenouille découvre le meilleur parfum du monde. De cette idée feuilletonnesque, saturée de détails et de cascades ethno-olfactives, Patrick Süskind, jeune romancier munichois, a fait le Parfum, le nouveau best-seller européen. " (Patrick Mauriès, Libération)
" Encore un exploit, cette exaltation de l'exhalaison, dont seules sont capables l'écriture et la lecture, à l'exclusion de tout autre art ! " (Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde)
"
Un conte, philosophique sans en avoir trop l'air, qui exhale un fort parfum de talent et d'originalité. " (Pierremeron, Marie-Claire)
" Tout le monde a dé envie de lire ce parfum étrange qui restera unique dans la littérature d'aujourd'hui. " (Sylvie Genevoix, Madame Figaro).


Mon avis : Suite aux chaleureuses recommandations d'une fan de donuts, me voici m'enivrant de ce livre si particulier que mon nez en est encore tout émoustil. L'atmosphère et les senteurs ambiantes perçues ou non par Grenouilles sont si finement crites, on s'y croirait, c'est stupéfiant. L'histoire une rudement bien mener, l'auteur arrive à nous tenir par la peau du nez jusqu'à la dernière page, etme au delà. Après cette lecture toute olfactive, vous ne percevrez plus tout à fait les odeurs comme avant.


Extraits :

«
Qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur de l'humanité. »

«
Le succès a la puissance et l'évidence d'un phénomène de la nature. »

« Le talent n'est presque rien et l'expérience est tout, que l'on acquiert à force de modestie et de travail. »

« L'intention des parfums est de produire un effet enivrant et séduisant. »

« A l'époque dont nous parlons, il régnait dans les villes une puanteur à peine imaginable pour les modernes que nous sommes.
L
es rues puaient le fumier, les arrière-cours puaient l'urine, les cages d'escalier puaient le bois moisi et la crotte de rat, les cuisines le chou pourri et la graisse de mouton; les pièces d'habitation mal rées puaient la poussière renfermée, les chambres à coucher puaient les draps graisseux, les courtepointes moites et le remugle âcre des pots de chambre. Les cheminées crachaient une puanteur de soufre, les tanneries la puanteur de leurs bains corrosifs, et les abattoirs la puanteur du sang caillé.
L
es gens puaient la sueur et les vêtements non lavés; leurs bouches puaient les dents gâtées, leurs estomacs puaient le jus d'oignons, et leurs corps, dès qu'ils n'étaient plus tout jeunes, puaient le vieux fromage et le lait aigre et les tumeurs éruptives.
L
es rivières puaient, les places puaient, les églises puaient, cela puait sous les ponts et dans les palais. Le
paysan puait comme le prêtre, le compagnon tout comme l'épouse de son maître artisan, la noblesse puait du haut jusqu'en bas, et le roi lui-même puait, il puait comme un fauve, et la reine comme une vieille cvre, été comme hiver.
Car en ce XVIIIe siècle, l'activité délétère des bacries ne rencontrait encore aucune limite, aussi n'y avait-il aucune activité humaine, qu'elle fût constructive ou destructive, aucune manifestation de la vie en germe ou bien à son déclin, qui ne fût accompagnée de puanteur. Et c'est naturellement à Paris que la puanteur était la plus grande, car Paris était la plus grande ville de France.
E
t au sein de la capitale il était un endroit où la puanteur régnait de façon particulièrement infernale entre la rue aux Fers et la rue de la Ferronnerie, c'était le cimetière des Innocents. (...) Or c'est là, à l'endroit le plus puant de tout le royaume, que vit le jour, le 17 juillet 1738, Jean-Baptiste Grenouille. »


Le Parfum est sortis au cinéma le 4 octobre 2006. Le best-seller de Süskind est adapté par le réalisateur allemand Tom Tykwer, avec au générique Dustin Hoffman, Ben Whishaw, Alan Rickman et l'actrice française Sara Forestier.
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# Posté le dimanche 08 juin 2008 14:39

Modifié le dimanche 08 juin 2008 15:06

Citation du jour

Citation du jour

(-(-(-(- -)-)-)-)




" Il n'existe aucun bruit

plus irritant que celui d'un

téléphone qui ne sonne pas.
"


R
upert Holmes
Extrait de Swing




(-(-(-(- -)-)-)-)



"Le portable argent posé sur le sac d'Alice paraissait grossir d'heure en heure" (Fascination, Stephanie Meyer)

# Posté le samedi 07 juin 2008 18:12

Modifié le samedi 07 juin 2008 18:34

De l'abstrait dans les mobiles

De l'abstrait dans les mobiles
Dans la rie "ça ne sert à rien, mais c'est joli", il y a TODAY.

Entre les appels, les messages en absence, les sms, les mms,... la vie du phone portable est compoe d'un flux continu de communications identiques, qui interviennent tous les jours de manière différente. C'est cette histoire quotidienne que l'agence graphique portugaise CADA a chercher à repsenter avec TODAY.

Cette application propose ainsi de générer une visualisation graphique à partir du nombre et du type d'appels reçus dans une journée.
A chaque action (appel ou message) correspond un symbole graphique qui vient se placer sur une spirale temporelle. A chaque numéro de téphone est attribuée une couleur, dont l'intensité varie en fonction du temps mis pour pondre. La taille du symbole, elle, refte la durée de l'appel. Le sultat est une image abstraite plus ou moins coloe et chargée, mais toujours « personnelle, non-reproduisible et unique ».

L'image se crée en temps réel et peut être sauvegardée à tout moment sur son téléphone. Le site affiche ainsi une collection d'images créées et envoyées par des utilisateurs. L'application est disponible gratuitement (en anglais et portugais) pour les téléphones tournant sous Symbian.

# Posté le vendredi 06 juin 2008 14:13

Modifié le samedi 07 juin 2008 07:16

Reste Là - Mademoiselle K

Reste Là - Mademoiselle K

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Ya un vieux en bas de chez moi qui compte les passants
E
t les souvenirs indigestes
R
egarde sa tête c'est bien flippant dtre tout seul
P
as même un con qui dire, ta geule
Pas m
ême son gros chat gris
Ni même les deux derniers raviolis qui peuplent son assiette et qui le regarde ravi
E
t qui disent,

Reste là
Ne bouge pas
Souris la vie est bête
Profite un peu mon vieux
Fais pas cette tête

Putain la vie c'est court et puis en plus aprés on meurt
Alors arête un peu d'râler et d'dire qu'tout ça c'est pour du beurre
Y a bien un sens ca j'en suis sur
Mais qui a dit qu'c'était pas dur

En attendant,

Reste là
Ne bouge pas
Souris la vie est bête
Profite un peu mon gars
Fais plus cette tête

Tu vois quand je souris tu fais pareil
C'est qu'on s'ressemble un peu
A
lors public tend bien l'oreil

Ya plein de chose qui faut que j'te dise maintenant [x3]
M
ais d'abord, d'abord,

Reste là
Ne bouge pas
Souris la vie est bête
Profite un peu public
Fais plus cette te

Reste là
Ne bouge pas
Souris la vie est bête
Profite un peu public
Fais plus cette te



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# Posté le mercredi 04 juin 2008 15:51

Modifié le jeudi 05 juin 2008 01:35

Deux jours à tuer

Deux jours à tuer
Antoine Méliot, la quarantaine, a tout pour être heureux : une belle épouse, deux enfants adorables, des amis sur lesquels il peut compter à tout instant, une jolie demeure dans les Yvelines et de l'argent. Mais un jour, il décide de tout saboter en un week-end : son bonheur, sa famille, ses amis. Que s'est-il passé chez cet homme pour qu'il change si étrangement de comportement ?


Le
film démarre comme un classique drame familial. Le mari trompe son épouse, celle-ci le découvre, la dispute éclate et l'homme dort sur le canapé. Oui mais voilà, il y a également chez le personnage de Dupontel cette prise de décision étonnante d'envoyer tout valser. De quitter son emploi, sa femme, ses enfants et ses amis.
Ecrit avec la plume appuyée d'un Rostand dans un premier temps, où Antoine se met à singer Cyrano et son parlé révolutionnaire, l'écriture s'assouplit et devient plus spontanée par la suite. Ainsi, si l'on s'étonne du manque de fluidité dans les dialogues entre Croze et Dupontel, on comprend néanmoins qu'il s'agit d'introduire une terrifiante scène de repas d'anniversaire où la plume devient une arme et les mots de terribles munitions. En l'espace de vingt minutes, on assiste alors à une exécution publique des amis d'Antoine qui se font violemment tirer le portrait.

Faisant à la fois une critique de la bourgeoisie et un portrait d'une société hypocrite et sournoise, Becker évite cependant toute facilité et manichéisme et pousse le spectateur à s'interroger sur les véritables intentions du protagoniste principal. Ainsi, les amis d'Antoine, dans leur volonté de compréhension de cet acte (ressemblant bien plus à de l'autodestruction) restent néanmoins dignes, patients et humains malgré tous les défauts qui leur sont imputés...

Ne
sombrant jamais dans la caricature, encore moins dans la paresse, Deux jours à tuer mise également sur la subtile interprétation de comédiens envahis par la présence incroyable d'Albert Dupontel, déterminé à se mettre entièrement au service d'un excellent scénario. Adapté du roman de Francois d'Epenoux, le film de Becker met cependant quelques minutes avant de prendre son véritable envol et pour trouver également un vrai ton, plus libre et moins encroûté, à l'image de ce personnage confortablement installé qui décide de donner un violent coup de pied dans la fourmilière.

Le cinéaste prend lui aussi, à l'instar de son protagoniste, plus de libertés au fil des minutes et offre à sa mise en scène une ampleur poignante, bouleversante sur sa fin et parvient à mêler dans son film une multitude de thème graves, de sujets délicats sur la condition de l'homme dans la société, sa solitude parmi la foule et sa volonté constante de trouver le bonheur dans ce qu'il n'a pas...
E
n quête d'identité, en quête de soi, le personnage de Deux jours à tuer fait étrangement écho à Alexander d'Into the Wild : homme décidé à faire feu de son existence, de quitter son cocon et la sécurité pour mieux se trouver. Si les ambitions à la base ne sont pas les mêmes, les deux longs-métrages révèlent néanmoins, une fois de plus, que l'homme n'est pas toujours celui que l'on souhaite qu'il soit...
Et
parfois, celui qui s'en rend compte à certainement plus de mal à l'assumer que ceux qui le découvrent sous un autre jour !


Mon avis : Excellent film. Tout en finesse. La fin inattendue nous oblige à nous repasser mentalement la première partie sous un jour nouveau, comprenant ainsi toute les subtilités qui nous avait alors échappé, tous les indices semer ici et là qu'on avait pas bien su détecter. Albert Dupontel excelle, comme toujours dans les rôles dramatiques. Enfin un bon film français, c'est rare alors ça fait plaisir.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 06:44

Modifié le mercredi 04 juin 2008 07:23